Grippe porcine (bis)

10 06 2009

Le gouvernement français en plein délire ?

Le gouvernement estime qu’il lui faudra débourser 1 milliard d’euros concernant le vaccin contre la grippe H1N1 pour couvrir la population française.

Enfin, bien sur, ce sont les contribuables qui le paieront grâce aux cotisations sociales. Pour se “couvrir”, l’État propose une solution dangereuse. En effet, tout médicament a des effets indésirables et l’on sait les accidents causés par les vaccins.

Une question angoissante me vient à l’esprit au sujet de cette commande de 60 millions de vaccins … Ce milliard d’euros, c’est avant ou après la ristourne ?





Grippe porcine

8 06 2009

Après la panique générale provoquée par les grands médias, la pandémie semble stabilisée. Au 5 juin 2009, l’institut de veille sanitaire indique 20 000 cas dans le monde. Pour près de 6 milliards 800 millions de terriens, franchement c’est peu.

Trois questions se posent.

La première est de savoir quel était le “terrain” des personnes décédées. En effet, une grippe n’aura pas le même impact chez une personne en bonne santé et sur une personne porteuse d’une pathologie chronique ou d’une personne âgée. En France, sur les 58 cas, il n’y a aucun décès, il s’agit de grippe dont l’intensité est modérée (dixit l’IVS) ou de personnes dont le système immunitaire est en bon état.

La deuxième question concerne la vaccination de masse “obligatoire”. En lisant les commentaires des lecteurs de la presse sur Internet, le nombre d’opposition à cette vaccination semble imposant. On le comprend facilement car pour une fois la mémoire des accidents dus aux vaccins est encore présente. En revanche, on a oublié la désastreuse campagne américaine de vaccination contre le virus H1N1 de 1976….. qui finalement ne s’est jamais propagé! Cette campagne vaccinale était-elle autre chose qu’une action électorale pour la réélection de Gérald Ford ?

Alors que doit-on réellement craindre aujourd’hui ?

La troisième question concerne l’intérêt de l’homéopathie pour soigner cette grippe ? Les homéopathes mexicains ont établi un bilan de leurs traitements. J’ignore si parmi leurs patients il y a eu des morts mais voici la liste des remèdes qu’ils ont utilisés et qui ont apporté une guérison:

  • Belladonna
  • Aconitum
  • Mercurius
  • Arsenicum album
  • Gelsemium sempervirens
  • Mercurius solubilis

Le powerpoint ci-dessous vous donnera une idée de l’importance de l’homéopathie pour traiter les épidémies dues à des maladies infectieuses

Maladies infectieuses et homéopathie (ppt)





PEK, mensonges et vidéo

5 05 2009




Un conseil départemental (en France, donc) de l’ordre des médecins a écrit ce texte intéressant, à méditer !

20 04 2008

« La commission d’éthique de l’ordre Départemental a réouvert ce débat souvent passionnel pour mieux tracer les devoirs et les limites de chacun sous l’éclairage de la déontologie qui s’impose à tous. Il est avéré que des médecines différentes reçoivent de plus en plus d’échos favorables dans l’opinion et que l’institution ordinale se trouve dans une position inconfortable, entre le respect du libre choix des patients et la mission de repérer les frontières de l’ésotérisme. L’ordre a le devoir prioritaire de garantir les patients contre les pratiques dangereuses, qu’elles soient le fait de médecins ou de non médecins. C’est dire qu’il se doit d’être attentif à la conscience du soignant sans altérer la confiance du patient. Pour exercer la médecine, le praticien s’appuie, et c’est bien normal, sur son savoir et sur ses convictions ; or, ces dernières sont respectables dès lors quelles recherchent le bénéfice du patient. Il est de l’intérêt de tous de démasquer les contrevenants.

Qu’en est-il en pratique ? Nous recevons tous au départ une formation identique, qui est aussi une conformation. La médecine conventionnelle est devenue une science basée sur des preuves, au terme d’analyses comparatives. C’est sa façon d’évoluer, c’est sa façon de s’améliorer, et cette approche rassure notre culture occidentale. Les autres médecines manquent de ces références quasi mathématiques, mais se trouvent confortées par des références affectives ou historiques et par l’expérience humaine. Nous connaissons tous des malades nous ayant rapporté les succès de confrères pratiquant une médecine étrangère à nos pré requis. Rejeter a priori ce qui nous est étranger confine à la discrimination. Ce n’est pas acceptable.

Une attitude éthique consiste, soit à accéder à un savoir suffisant des préceptes régissant l’autre médecine, soit à adopter une politique tolérante vis à vis des principes que nous ne connaissons pas. Dans les deux cas, il convient de ne pas déstabiliser le patient qui a ses propres repères et qui doit en tirer profit. Ce devoir de tolérance est valable pour tous. L’indispensable foi dans ce que l’on fait ne doit pas conduire au sectarisme. Il faut rappeler que notre déontologie nous impose de faire appel à des confrères lorsque nos moyens nous semblent insuffisants ou inadaptés. L’entêtement, l’acharnement ne servent pas l’intérêt du malade ; nous ne sommes pas propriétaires de nos patients. Comment, dans ces conditions, dépister les marchands d’illusion, les thaumaturges, les charlatans qui méritent notre réprobation ? Peut-être en nous connaissant mieux, en reconnaissant le soignant plutôt que la pratique. Nos références, à défaut d’être techniques, doivent être humaines, c’est à dire morales. Nul n’a le monopole de l’honnêteté.

Le débat, pour ne pas être passionnel, se doit d’être raisonné et centré sur l’intérêt du malade. Son adhésion à une démarche thérapeutique, quelle qu’elle soit, ne doit pas le disqualifier. A l’un des procès de Mességué, un avocat déclara « On reproche aux guérisseurs de ne pas être médecins, moi je reproche aux médecins de ne pas être guérisseurs ! ». C’est une réflexion que nous devons méditer. En conclusion, évitons le terme de médecine alternative. Cette épithète suggère une exclusivité tout à fait contraire à l’éthique comme au bon sens. La tolérance de l’autre a l’avantage de l’envisager sous l’angle d’une complémentarité qui, loin de consacrer une rupture entre praticiens, loin d’imposer au malade une dissimulation de ses démarches alternes, permet de préserver un contact utile et profitable à tous ».

La Commission d’Ethique.  

Bulletin de l’Ordre départemental des Médecins de Côte d’Or, janvier 2007





Les Fleurs de Bach sont aussi un commerce “florissant”…

7 02 2008
Lorsque je decouvrais les Fleurs de Bach au début des années 80 en Grande-Bretagne, celles-ci étaient seulement connues des naturopathes et étaient diffusées dans quelques boutiques de produits alternatifs ainsi que quelques pharmacies sur le sol britannique. Elles étaient quasiment inconnues en France ou dans le reste du monde. Les fleurs de Bach étaient diffusées localement et très peu de gens les connaissaient, seulement les habitués des médecines alternatives .
A la fin des années 80 elles émergèrent progressivement de leur sommeil et connurent un succes grandissant. Succès therapeutique peut-être… succès commercial certainement ! L´explosion des chiffres d´affaire annuels est simplement phénoménal ! Aujourd´hui, ce chiffre est de l´ordre de plusieurs millions d euros en prenant en compte tous les fabricants de part le monde des « Fleurs de Bach » ou autres « elixirs floraux » ! Je ne connais pas dans les médecines alternatives un phénomène pareil !
Pourtant le docteur E. Bach lui-même était bien loin de toute considération financière… Il souhaitait même que sa méthode soit accessible à tous et que toute personne puisse fabriquer elle-même ses fleurs.
Malheureusement, les volontés mercantiles n’ont pas épargné ce domaine, et le marketing aidant, les gens préfèrent se diriger vers des produits prêts à l´emploi et bien souvent l´étiquette a plus d’effet que le contenu…
Ne soyez pas surpris, si alors vous ne voyez aucun résultat !
Ne vous laissez pas abuser par le marketing sur l´Internet ou sur des salons de médecines douces !




Racines et branches

27 12 2007

Hahnemann le fondateur de l’homéopathie a travaillé sur sa doctrine de façon admirable. Son hardeur a établir une technique médicale sans nuire au malade a été phénoménale. Sa connaissance des langues, son savoir quasi encyclopédique et sa pugnacité ont été les racines de son travail.

Peu d’hommes furent capables d’un tel achèvement dans une vie. Entre les débuts de ses travaux où il utilisait des doses pondérables et la fin de sa vie où les doses infinitésimales étaient devenues la règle, il s’est écoulé un bon demi-siècle de recherches, de fausses routes et d’échecs, d’attaques mais aussi de succès.

Mais également ses éléves ont continué a développer les techniques homéopathiques. Jusqu’à nos jours les plus grands ont modelé son histoire : Hering, Kent, Patak, Paschero, Masi….

Pourtant, aujourd’hui, l’homéopathie est seule face au rouleau compresseur de dogmes scientifiques (en particulier ceux de la chimie et du nombre d’Avogadro), à l’insoutenable hypocrisie de ceux qui refusent de comprendre les lois et la dimension humaine de cette médecine, à la logique implacable de la loi du marché (en France la fermeture du secteur à “honoraires libres” de la convention médicale a été une épreuve très rude, entrainant une chute dramatique du nombres d’élèves d’écoles d’homéopathie)

Je suis inquiet pour les branches….





Pas de nouvelles…. Bonnes nouvelles?

5 12 2007

J’ai reçu l’année dernière à cette même période, pour la première fois, une dame agée de soixante dix ans environ. Elle venait me voir car elle me disait être une grande adepte de l’homéopathie mais son homéopathe qu’elle voyait avait pris sa retraite.
- Je me sens un peu fatiguée depuis quelques temps….
- Ah,
dis-je, quand avez-vous vu votre homéopathe pour la dernière fois?
- Oh, il y a une dizaine d’année environ…
me répondit cette dame bien candidement.
- Dix ans !?! N’avez-vous jamais été malade entre temps?
- Oh, non, jamais! Son traitement m’a fait beaucoup de bien! Je l’ai vu quatre ou cinq fois en vingt ans. Et ma foi, je ne me suis jamais senti aussi bien avec ce qu’il m’avait prescrit. Je n’ai jamais consulté un seul médecin en dehors de cet homéopathe. Seulement depuis trois ou quatre mois j’ai moins d’entrain….
- Bien, bien… Je vais peut-être commencer par vous examiner…

Rien à signaler sur le plan physique, bonne tension, examen cardiaque normal, palpation de l’abdomen: RAS, thyroïde: idem, aires ganglionnaires: libres. Je fait un électro à la recherche d’un petit truc…. rien! désespérant!
Je lui propose un prise de sang… La première depuis dix ans…

Il faut s’y résoudre: cette dame est en excellente santé!
-Et votre ancien homéopathe, vous vous souvenez ce qu’il vous a donné?
- Oh! Cela remonte à si loin….

Bon je l’interrroge sur sa fatigue, mais je n’arrive pas à ”modaliser” son symptôme… Ses habitudes de vie, à la recherche de quelque chose de bizarre, d’étrange…. Cette dame est toute pétillante, pleine de vie et heureuse de vivre aimant beaucoup voyager, découvrir de nouvelles choses, des rencontres… Pas de particularité sur le plan alimentaire qui ressort en dehors d’un dégout pour l’ail. Psychisme: rien, seulement une anxiété par temps orageux… Je prends ces 2 symptômes et je lui prescrit “R”.
- Ah! ça me dit quelque chose, ce remède… me répond-elle.
- Tant mieux! Revenez-me voir dans deux mois pour refaire le point.
Et nous nous quittons.
Deux mois plus tard j’ai reçu le résultat de sa prise de sang: aucune anomalie. Mais je n’ai jamais revue cette patiente. Dommage! Elle était très attachante et le “courant” avait bien passé entre nous… Enfin c’est ce que je croyais.

………………..

En fait, il y a quelques jours je reçois son mari!
Celui-ci me dit que sa femme se porte à merveille et que ”ma prescription” lui avait fait beaucoup de bien!
“Pas de nouvelles… Bonnes nouvelles”
Au fait quel remède était-ce? (facile)





Cina fait son cinéma

15 11 2007

Cina est dans un désir tellement urgent (il veut tout tout de suite et si vous lui donnez ce qu’il désire, il n’en veut plus et vous le balance à la figure) et tellement irritable (son irritabilité est même sensorielle, au niveau cutané, ne supportant ni d’être toucher, ni d’être caressé, ni même d’être regardé… -le contraire de Picric acidum?)

Tout l’agresse même les plus petites plaisanteries; les réflexions des autres le perturbent intensément….

Il ne voit que le coté négatif des choses….

Je viens d’en “diagnostiquer” un ce soir. Enfin, j’espère que ça va l’améliorer et surtout soulager les parents….





Tromperie sur la marchandise

8 11 2007

- Depuis que je prends de l’homéopathie je n’ai plus mal à l’estomac ! me confie cette dynamique femme…
- Et que prenez-vous, chère Madame ?
- Alors, là ! je ne me souviens plus! cela commence par Homéo, bien sur! Homéopa… quelque chose…
- Homéopathie ? suggère-je
- Ah, Ah! Non, non ! Attendez, me dit-elle, j’ai le tube dans mon sac !
Et elle me tend une boite de son précieux remède…
- Mais ce n’est pas de l’homéopathie ! m’exclame-je…
- Ah! Mais si ! Je vous l’assure ! C’est mon médecin traitant qui me l’a prescrit. Regardez il y a bien écrit “Homéoprazole”
- Mmmmmmmm….. Le nom du médicament est Oméprazole. Il s’agit d’une molécule d’une classe de médicaments que l’on appelle les “inhibiteurs de pompe à protons”, IPP. Cela n’a rien à voir avec de l’homéopathie. Bien que le début du nom ressemble à Homéo… C’est une molécule fréquemment prescrite pour les inflammations de l’estomac.

Ma nouvelle patiente est soudainement toute décontenancée:
- En êtes-vous certain, docteur ?
- Comme je vous vois, Madame !
- Alors, que dois-je faire ? Si ce n’est pas de l’homéopathie, je n’en veux pas !





Idée fausse (2)

31 10 2007

Vu ce témoignage sur le net :

“J’étais curieuse de l’homéo, j’ai fini par prendre rendez-vous, je suis sorti au bout de 45 minutes très énervée, avec juste un “médicament” que, de rage, je n’ai jamais acheté. Et j’ai payé plus de 45 euros. Du coup, je n’y suis jamais retournée, et j’avoue que je suis frileuse pour aller voir un autre homéopathe.”

Juste un médicament….

Quelle tristesse !!!

Cette personne ne comprend l’efficacité d’une thérapeutique qu’à la longueur  de l’ordonnance…

Comment faut-il l’expliquer ? Comment faire comprendre que la prescription d’un remède, d’un seul remède à la fois, est la meilleure solution ? Comment faire comprendre que la valeur d’une prescription homéopathique est inversement proportionnelle au nombre de remèdes inscrits sur l’ordonnance ? Comment faire comprendre à cette personne qu’elle est passée à côté de quelque chose ?