Effet placebo ?

28 06 2007

Mais revenons à des choses plus simples et concrètes.
Voici un cas clinique résolu par un confrère vétérinaire :
Un élevage de poules présente une épidémie : choléra avicole. Les poules présentent d’abord des signes d’un coryza puis très rapidement survient une diarrhée et meurent en quelques jours. Un premier vétérinaire passe proposant de traiter par Bactrim, l’élevage des gallinacés. Aucun résultat. L’éleveur se prépare à être en faillite (20 000 poules) quand il demande l’avis d’un vétérinaire homéopathe…
Le remède est donné, un tube dose dilué dans quelques litres d’eau lesquelles sont versés dans les abreuvoirs. L’élevage est sauvé…
Cette anecdote pourrait être une invention… mais je vous assure que ce n’est pas le cas et on peut se demander franchement si dans une telle situation on peut limiter l’effet curatif à un simple effet placebo… Bien sur on rétorquera que l’épidémie n’en était pas vraiment une et que si on n’avait rien fait, on serait arrivé à un résultat identique, on peut également évoquer un effet retard du Bactrim…. Voire !!! Ce genre de résultats, que les sceptiques se rassurent, les vétérinaires en ont à foison…





Interrogations

19 06 2007

Quelques notions un peu techniques

 

 

Puisque, par le mode préparatoire, les médicaments homéopathiques ne contiennent pas assez de substance active, nous ne pouvons concevoir l’homéopathie selon ce modèle biochimique.
Le mécanisme d’action de l’homéopathie doit être compris sur un autre modèle, probablement physique et non pas chimique.
Josephson l’a bien compris.
Qui est Brian Josephson ? Britannique, l’un des plus brillant scientifique de ce siècle recevant à l’age de 33 ans un prix Nobel de physique. Un article intéressant pathological disbelief montre avec quelle intensité certains scientifiques réfutent des phénomènes selon le postulat majeur que « ça marche mais, comme selon nos croyances ça ne doit pas marcher, alors ça ne marche pas ! »
Il s’est intéressé aux travaux de Jacques Benveniste, l’a invitéà donner une conférence à Cambridge. Josephson, à la mort de Benveniste, à repris ses travaux.
Revenons quelques années en arrière, lorsque Jacques Benveniste proposa dans le journal Nature un article suite à ses expériences de dégranulations des leucocytes éosinophiles grâce à une action d’histamine diluée selon la méthode homéopathique à la 200ème une réponse plutôt engagée : l’eau aurait une mémoire, cette mémoire correspondant à une empreinte laissée par un principe actif…
L’expérience de Benveniste et ses conclusions provoquèrent un véritable tollé au sein de la communauté scientifique, d’une part, l’expérience fut dénoncée comme malhonnête et d’autre part, la conclusion évoquant une mémoire de l’eau fut ridiculisée.
Les personnes intéressées peuvent lire cet article relatant les faits et toute la polémique autour de l’expérience. Le lecteur découvrira une face inconnue de la communauté scientifique !

En revanche, d’autres travaux qui se veulent être en faveur de l’homéopathie, comme ceux de Rolland R.CONTE, Henri BERLIOCCHI, Yves LASNE, Gabriel VERNOT, sur les hautes dilutions, risquent de paraître incompréhensibles si on y introduit des notions trop abstraites :

“Lorsque de la matière disparaît, elle laisse ce que les auteurs ont appelé un “trou blanc” par opposition au “trou noir” dans lequel la matière est superdense. Ceci implique que, pour tout niveau de dilution jusqu’au nombre d’Avogadro, des ondes rémanentes de nature neutronique sont créées, et en conséquence réorganisent la structure du solvant. Cette organisation sous-tend le concept d’Hyperprotons modélisés comme des protons libres dans un espace-temps à singularités de type “trou-blanc”.
Ainsi une solution diluée-dynamisée contiendra des ondes rémanents en quantité proportionnelle à la densité de matière ayant disparu et dont la fréquence est caractéristique de cette matière, ce qui permet aux auteurs de proposer le premier modèle de fonctionnement de la matière animée.”

La notion d’hyperprotons laisse interrogateur…

Néanmoins, on peut se permettre d’envisager que de nouvelles expériences débouchant sur un modèle scientifiquement “stable” sur l’efficacité des médicaments homéopathiques reçoivent l’accréditation de la communauté scientifique… En particulier, j’attends les travaux de Josephson.





Conseils

15 06 2007

Hygiène de vie

L’homéopathie est là pour vous aider à restaurer un équilibre vital. Mais elle ne peut pas tout faire : pensez à votre hygiène de vie détente, sport, alimentation (capital !)

Le lieu de vie est fondamental : n’oubliez pas que la pollution n’est pas exclusivement dans l’air…

Granules & globules….

les remèdes se prescrivent principalement sous forme de granules ou de globules… la différence ? Aucune à mes yeux !

le tube granules est plus économique

et le tube dose (globules) peut très bien être pris de manière fractionnée : inutile d’avaler le tube entier !

Une fois le remède absorbé…

En cas d’épisode aigu, contrairement à l’idée “reçue” un traitement homéopathique doit agir vite, aussi vite sinon plus qu’un traitement classique. si ce n’est pas le cas, le remède que vous avez reçu n’est pas le bon…

En cas de problème chronique, une fois le remède absorbé, notez si possible sur un petit carnet, les différentes réactions au remède. Il est rare de ne rien ressentir! Notez surtout les modifications ‘améliorations ou aggravations) sur le plan psychique et sur le plan général.

Une aggravation au début du traitement est d’un très bon pronostic.





Maladies

9 06 2007

Qu’est-ce qu’une maladie ?

La vision de l’homéopathie sur la maladie est différente de la vision de la médecine allopathique. Cette dernière classe les maladies selon plusieurs variables cliniques et paracliniques :

  • anatomiques : lésion ligamentaire d’une articulation
  • anatomo-pathologiques : biopsie d’une tumeur ou d’un organe
  • biologiques : un diabète est diagnostiqué sur une glycémie supérieure à 1g./litre
  • radiologiques
  • génétiques

les maladies sont donc comptabilisées dans des spécialités qui les classent ensuite dans des sous-groupes ; ces classifications sont arbitraires, incomplètes et sont fréquemment modifiées en fonction des progrès de la médecine. En fait chaque médecine à ses propres classifications, telle la médecine chinoise.

L’homéopathie n’échappe pas à cette règle… Soyons le plus simple possible, ici en disant qu’elle définie deux groupes principaux de problèmes : les maladies aigues et les maladies chroniques.

· On range dans les maladies aigues, les accidents, les chocs émotionnels, les intoxications, les épidémies (grippe, gastro-entérites…)

· Mais dans la société moderne la plupart des affections sont cataloguées dans le groupe des maladies chroniques qui en constituent donc le principal “bloc”.

Ainsi, par exemple, les épisodes de pathologies courantes du système respiratoire : rhino-pharyngites, angines, bronchites, sinusites sont en fait des exacerbations aigues d’un problème chronique sous-jacent. Ainsi, pour soigner ce type de pathologies, et ce de façon durable, il est nécessaire de comprendre le patient dans sa globalité : l’homéopathe doit faire un tour du « propriétaire » afin de prendre l’ensemble des symptômes ou des caractéristiques du patient et non pas seulement ceux de l’épisode aigu pour lesquels il vient consulter.

Certes, l’épisode aigu peut être soigné en prenant en compte uniquement les symptômes locaux, mais alors il ne faudra pas s’étonner si le problème récidive quelques semaines ou mois plus tard, sous la même forme ou sous une localisation autre. Par exemple, vous consultez pour une angine : un traitement est établi en fonction des caractéristiques de cette angine et quelques jours après, vous êtes satisfait car l’angine a disparu… Quelques temps plus tard vous constatez des troubles intestinaux à type de diarrhée ou une toux spasmodique persistante et vous revenez consulter. Bien sur, en médecine classique aucun lien entre les deux pathologies ne sera évoqué. Mais un homéopathe vigilant, fera, lui, un rapprochement : le traitement de l’angine a en fait provoqué une « suppression » : le symptôme angine a disparu et s’est déplacé plus “en interne” sous la forme de diarrhées ou de toux.





L’homéopathie ?

7 06 2007


L’homéopathie existe depuis deux cents ans environ. Il s’agit d’une méthode de soin relativement nouvelle (mais dont les principes sont parfaitement bien établis sur des données expérimentales et cliniques), simple et peu coûteuse.
Historiquement, c’est Hahnemann, toxicologue allemand qui est à l’origine de cette méthode.

Pour le public non connaisseur de la méthode homéopathique, la question principale est la suivante : est-ce que ça marche ?

Souvent beaucoup de patients se trouvent déçus par cette méthode, n’obtenant pas les résultats escomptés. Parfois l’abandon est rapide dès le premier essai, parfois on s’accroche plus ou moins longtemps puis on finit par abandonner, faute de résultats probants.
Alors pourquoi cela marche sur les autres et pas sur moi ?
Il y a plusieurs possibilités à cela. Passons-les en revue :

• La première est liée à l’un des dogmes de l’homéopathie : l’individualisation. Afin de bien prescrire, le praticien est obligé de reconnaître chez le patient ce qu’il y a en lui de plus particulier lorsqu’il exprime ses symptômes.

Si cette particularité n’est pas obtenue au cours de l’examen et de l’interrogatoire, il y a peu de chance pour que la prescription agisse correctement.

• La deuxième cause est liée à la connaissance des remèdes : si le praticien ne connaît pas la base de sa pratique (c’est-à-dire la matière médicale) il risque d’échouer en prescrivant un remède approximatif.

• Le remède correspondant au malade n’existe pas dans la matière médicale ou a été mal expérimenté.

• Le remède a été mal fabriqué… (par exemple une souche à base d’un venin comme Apis a été chauffé selon la législation en vigueur perdant ainsi toutes ses propriétés)

• Il peut s’agir d’un blocage du à la prise répétée de médicaments, de substances toxiques (comme les drogues), de vaccination ou d’une maladie qui ne s’est pas exprimée correctement. Les homéopathes appellent cela un barrage. Pour que le remède agisse, il est alors nécessaire d’éliminer une cause sous-jacente qui permet au remède d’agir. Ceci n’est pas formulé par une théorie mais validé par la pratique.
Les intoxications chroniques doivent donc être levées d’abord : rien ne peut remplacer une hygiène correcte. Les remèdes homéopathiques ne peuvent lutter contre une intoxication répétée sur une longue période.
Si on ne peut faire pousser des ananas en Picardie, il semble illusoire de soigner un asthme quand une personne vit près d’une source polluante … De même un enfant qui habite dans une région humide dont l’asthme s’améliore dès qu’il va voir sa famille dans la région de Séville, il sera peut être préférable qu’il habite dans une région moins humide…

L’homéopathie est donc difficile à pratiquer, elle ne répond pas à une demande par des examens complémentaires puis par un traitement stéréotypé selon les principes de la médecine basée sur les statistiques et les recueils de données (Evidence based medicine), mais sur une étude approfondie de tout ce qui constitue la personne qui vient consulter.

Le travail est parfois lent et contraignant mais au bout du compte le résultat est là.

Autre chose à comprendre : l’homéopathie n’est pas une méthode de recettes. On ne prescrit pas le même remède à deux personnes présentant la même maladie tout simplement parce que l’expression même de la maladie est différente pour ces deux malades.

En dehors des épidémies dont la « force » est telle que les symptômes sont similaires à toute la population contaminée (ex de la grippe), les maladies provoquent des symptômes avant tout propres à un malade. Ce n’est donc pas la maladie que l’on soigne mais le patient… On revient au principe de l’individualisation cité plus haut.

La deuxième épreuve que doit supporter l’homéopathie est la notion d’infinitésimalité.
Les remèdes homéopathiques sont des préparations dans lesquelles il n’y a guère de produit actif. Les détracteurs parlent de prise de sucre ou d’eau ne pouvant imaginer un autre modèle que celui de la théorie chimique (sur laquelle se base la médecine conventionnelle) dont les mécanismes sont relativement connus et qui veut que le médicament agisse sur un récepteur tissulaire ou membranaire.
Par exemple un antibiotique agit en se fixant sur la membrane cellulaire d’une bactérie provocant alors une lyse de celle-ci répétant son action sur toutes les bactéries qui ont envahie l’organisme.





Cas clinique

1 06 2007

Voici un vieux cas clinique du début du XXème siècle.

J’ai choisi ce cas car il montre qu’avant l’ère des antibiotiques des cas sévères pouvaient très bien bénéficier de l’homéopathie.

M.C. 45 ans, au cours d’une grippe sévère, est atteint de complications pulmonaires graves : bronchite généralisée suivie bientôt de deux noyaux de broncho-pneumonie à la partie moyenne des poumons (1).

Traité dès le début de la grippe et au cours de cette broncho-pneumonie double par la thérapeutique allopathique classique(2), aucune amélioration ne se produit. Bien au contraire, l’état général s’aggrave de plus en plus, et vers le 15ème jour de la maladie, l’état semble désespéré.

C’est alors seulement, et quoique ne pratiquant pas encore l’homéopathie, mais l’étudiant, que je me décide, devant la mort imminente, à employer le remède conseillé dans les cas analogues. Je prescris Carbo vegetalis quelque peu sceptique, mais encouragé cependant par cette phrase que je lis dans l’ouvrage de Jousset : “Si l’aggravation fait des progrès, qu’il y a déjà des signes d’asphyxie, il ne faut jamais désespérer et Carbo vegetalis peut faire disparaître en 12 ou 24 heures, les phénomènes d’asphyxie.”

Au moment où je commence cette thérapeutique nouvelle, voici quel était l’état de M.C. :

A la partie moyenne des deux poumons, souffle bronchique avec râles sous-crépitants. Malade dans le coma. Visage cyanosé ainsi que les extrémités des membres qui sont froides. Plus d’expectoration. Battements du coeur faibles et précipités (140/min). Dyspnée extrème (60/min). Température : 40°.

Le malade avale difficilement un peu d’eau par cuillère à café. La mort me paraît imminente. Il est 6 heures du soir et je ne pense pas retrouver le malade en vie le lendemain matin. je ne cache pas mes craintes à la famille et je conseille, sans grand espoir, de lui donner toutes les demis-heures une goutte de Carbo vegetalis 12e.

Le lendemain matin, je retrouve mon malade exactement dans le même état, après avoir pris régulièrement toute la nuit, le remède prescrit. Toute la journée, on continue Carbo, et le soir même, état stationnaire. Il n’y a pas d’amélioration appréciable, mais je suis très étonné de voir la résistance du malade se prolonger.

C’est au cours du troisième jour, que je constate une légère amélioration, si faible, d’ailleurs que je ne parviens pas à faire partager à la famille mon espoir naissant. Le pouls radial est redevenu perceptible, toujours rapide, fuyant, mais je le sens.

Le lendemain l’amélioration devient plus nette, la dyspnée diminue, le pouls est net, moins rapide (100/min) l’asphyxie moins marquée. Le malade n’est plus dans le coma, il reconnaît les siens et répond à mes questions.

A partir de ce jour l’état s’améliore rapidement, les phénomènes pulmonaires disparaissent.

La convalescence fut longue par suite de la persistance d’une très grande dépression cependant, après quelques semaines, coeur et poumons sont redevenus normaux, sans aucune séquelle.

E. Cohan (in : Gilbert Charette, Précis d’homéopathie )

(1) il s’agit très probablement d’une surinfection bactérienne. Il ne faut pas oublier qu’avant l’utilissation généralisée des antibiotiques les pneumopathies bactériennes étaient souvent léthales en quelques jours quelque soit l’âge du malade.

(2) sulfamides ?